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Historique

Historique

Avant-Propos:
A considérer la carte des Châteaux en Ardennes (il y en aurait eu un peu plus de 300) on constate que bon nombre d’entre eux se groupent de part et d’autre de l’Aisne et de la Meuse, ces deux rivières qui traversent le département. Les autres suivant les grandes voies de terre, celles-là même, doublant généralement les routes romaines de Reims à Trèves ou de Reims à Cologne.
En Ardennes, cette région frontière vouée aux guerres de toutes sortes, dans l’esprit de leurs fondateurs, ces Châteaux devaient être des centres défensifs pour tous les habitants d’un même terroir, qu’ils fussent seigneurs ou manants. Faut-il rappeler à ce propos, que si les Châteaux forts ne suffisaient plus à défendre les habitants contre les exactions de tous genre, les églises elles-mêmes s’en vinrent consolider leur droit d’asile de tourelles, de bretèches et de contreforts. Faut-il aussi rappeler que par contre, les abbayes, elles beaucoup moins protégées par leurs structures, devait être maintes fois ravagées en dépit de leur pacifique destination.
Aujourd’hui avec le temps et l’oubli; Châteaux, églises fortifiées et abbayes se voient bien souvent à n’être plus que des carrières de pierres, trop heureux, quand les ruines dressent encore vers le ciel un mur accusateur en témoignage de la grandeur passée. Pour un Thugny, combien d’Imécourt où de Landres disparus totalement, pour un Bazeilles, combien de maisons fortes démantelées. Et si certaines sont encore habitées selon les traditions de la noblesse ou de la bourgeoisie qu’il l’a remplacée; plusieurs sont tombés en culture, et ne sont plus entretenus dans le respect de leur histoire. Par contre parmi celles qui témoignent, encore aujourd’hui, de la ténacité Ardennaise, celui de Landreville en est un très bon exemple. Dans les Ardennes, pas de Vaux-le-Vicomte, pas d’Azay-le-Rideau, mais de sages demeures, pour la plus part aux dimensions de l’homme, ainsi Landreville est construit pour ceux que ne rebutent pas la paix des champs et la majesté des forets.
Les photographies que nous avons prises au cours de ces dernières années, ou obtenues d’artistes Ardennais, comme le photographe paysagiste Jean-Marie Lecomte, aideront le lecteur à se représenter l’état actuel mais aussi le passé du Château, l’élégance de son architecture, la sobriété de son environnement.
Avant nous, bien des Ardennais se sont penchĂ©s sur ces maisons fortes, dont Landreville, et par lĂ  sur leurs attraits. Nous pouvons citer le Dictionnaire de Meyrac, les notes manuscrites du Dr. O. Guelliot et les Ă©crits de Mr. SĂ©nemaud, les descriptions et illustrations du savoureux ouvrage de Jean Rogissart sur les Ardennes, les intĂ©ressantes Ă©tudes d’Henri Manceau, de Philippe Seydoux et de Marcel MĂ©haut, les synthèses gĂ©ographiques d’Ernest Millet, les descriptions poĂ©tiques de Suzanne Briet et surtout, pour ce qui concerne le Château de Landreville, les dits sur Landres et sur les Maillart que nous devons aux efforts conjuguĂ©s du Dr. Albert Bernard et de Raoul de Meixmoron. Sans oublier bien sur le Chartrier des Maillart soigneusement conservĂ© par ce dernier dans le Château après avoir Ă©tĂ© dans les mains d’un autre descendant de la famille, Jacques Charles Victor de Maillart, Marquis de Landreville, au Château de DiĂ©nay, puis dans celles de son fils Gaston Jean Marie au Château de Troissereux dans l’Oise… Mais ce chartrier, oĂą est-il donc aujourd’hui ?…
Sachons aussi rendre grâce aux archives départementales de Charleville, de Reims et de Châlons, aux médiathèques de Sedan et de Metz, aux bibliothèques de Paris et de Charleville et aux maires de Bayonville et de Landres pour leur aimable disponibilité.
Remercions enfin tous les amoureux et propriétaires de Châteaux Ardennais, sans l’aide desquels cet ouvrage historique n’aurait osé se présenter.

Présentation Historique de Landreville:
Cette présentation historique, reprend ici l’ensemble des données aujourd’hui disponibles dans le grand public, nous sommes donc parfaitement conscients qu’il est fort incomplet et certainement truffé d’erreurs. Ceci dit, avec le temps, nous allons essayer de le réviser, à l’aide de nos propres recherches bien sûr, mais aussi avec l’appui de tous ceux qui auraient la gentillesse de nous faire partager leurs connaissances historiques sur ce sujet.

A partir du XIIe siècle, l’émiettement des pouvoirs féodaux et la naissance des villages s’accompagnent de la prolifération de résidences seigneuriales fortifiées. L’histoire nous dit qu’entre Buzancy (Besansy au XVIIe siècle) et Grandpré (Grandprez au XVIIe siècle), une vingtaine de petites forteresses se juchèrent ou se blottirent pour mieux se cacher et défendre le pays aux frontières du Royaume entre Aisne et Meuse.
Ces « Châteaux Forts » reconstruits ensuite comme « Maisons Fortes » seigneuriales, voyant leur fonction s’amenuiser de siècle en siècle (s’ils abritaient à l’origine les rêves de puissance, bientôt, les douves et les meurtrières ne servirent plus que d’épouvantails contre les pillards et les vagabonds).
De ces Châteaux : Buzancy, Imécourt, Bayonville (Baionville au XVIIe siècle), Chennery, Landres (Lande au XVIIe siècle), Fléville, Fossé, Andevanne et  Rémonville… ont laissé un pâle souvenir, et à Bantheville, il ne reste que la ruine de la tour de Bolandre. Par contre, le Château de Landreville après tant d’années demeure incroyablement presque intact, et son histoire, longue de près de 800 ans, se confond avec celle des familles Landreville, Grandpré-Issenart, Chennery, Beauvais, puis avec celle des Maillart ensuite, et des Meixmoron enfin.
Ceci étant, peu de documents sont vraiment disponibles, ceux antérieurs au XVIe siècle sont rarissimes…. Ainsi, il y a bien longtemps… LANDREVILLE, (du nom propre Landericus, Landry, Landerici Villa), était un domaine qui dépendait de la Châtellerie de Dun. Puis ce petit hameau au début du XVIIe siècle s’appellera Denderville, Ladreville, Lendrevil et fera partie du « Pais de Champagne » puis « Pais de Retelois » alors Comté, et du diocèse de Rheims (voir les cartes de 1616 et 1641).
Ensuite Landreuil et enfin Landreville qui  devient un « écart » de la commune de Chennery aussi Chimeri, Chinery, Chenery, ou Chinerie au XVIIe siècle, alors siège d’une paroisse qui comprenait ImĂ©court (Humecourt au XVIIe siècle et JmĂ©court au XVIIIe siècle) pour secours, et qui desservait Landreville sous le canton de Buzancy.
Erigée en commune en 1793 sous le nom de Chennery et Landreville, elle est réunie en 1828 à Bayonville (aussi Bayonneville en 1623) sous le nom de Bayonville et Chennery(08), à ne pas confondre avec la commune de Landreville qui se trouve dans l’Aube (10).





Château de Landreville / 08240 Bayonville & Chennery (Champagne - Ardenne) – France | Tél.: +33(0)324300079
E-mail: info@chateaudelandreville.com / Coordonnées GPS: 49°23'26.52” N – 04°59'59.21” E
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