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Rappel Chronologique

Rappel Chronologique

– Au XIIIe siècle, un certain Richer de Landreville  (qui pourrait ĂŞtre Richer III ou IV mort en 1263) avait signĂ© avec Gobert V Sire d’Apremont et de Lorraine, et Geoffroy de Dun, plusieurs chartes de franchise fĂ©odale de 1250 Ă  1284 pour bâtir sur ses terres un château fort.

Au XIVe siècle cette suzeraineté, semble-t-il, appartient aux Comtes de Grandpré, qui à l’époque des croisades possédaient un des plus grands domaines de Champagne. Jean 1er de Grandpré, frère d’Henri VII de Grandpré, était Comte de Buzancy et à la mort de son père Henry VI en 1267, il prit possession du Comté de Grandpré et mourut en 1314. Jean II, son fils, lui succéda, après sa mort en 1374 (à Grandpré où il est inhumé) lui succède son fils Jean III, banni de France mais rappelé de son exil en 1356 et mourut en 1374. Edouard Ier de Grandpré son fils, après tant de services rendus aux rois Charles V puis Charles VI est ruiné par la guerre de 100 ans (il a guerroyé contre les Anglais à Reims, contre les Flamands, puis fut de l’expédition d’Ecosse sous la conduite de Jean de Vienne pour secourir les Ecossais contre les Anglais en 1385), il doit donc vendre Landreville le 10 février 1386 comme toutes les autres bourgeoisies qu’il possédait : Landres, Saint-Georges, Saint-Juvin, Champigneulles, Béfu, Berrupt, Fossé, Sivry, Imécourt, Sommauthe, Semuy et Montcheutin… à Robert I Duc de Bar (1342/1411) et à sa femme Marie de France (mariée en 1364, fille de Jean II, roi de France, et dont il avait eut 11 enfants). Par contrat, le Duc et la Duchesse de Bar, consentaient à ce que Edouard, dans la même année, puisse rentrer en possession de tout ce qu’il avait vendu moyennant le remboursement du prix. En Janvier 1387, le comte Edouard voulut profiter de cette condition résolutoire, mais le Duc de Bar s’y opposa. Ceci étant le parlement donna raison au comte de Grandpré, mais il nous faut dire qu’en 1389, les fiefs en questions n’étaient toujours pas payé par le Duc de Bar, ce qui fait qu’après la mort d’Edouard en 1396, sa femme, Isabelle de Flandre, Comtesse douanière de Grandpré, pouvait rendre hommage de toutes ces terres au Roi le 31 Août en qualité de tutrice de ses enfants mineurs.

Une autre source (le fond Gourjault de la Médiathèque de Sedan) nous fait savoir… que le 9 juin 1373 : « Je, Remis de Montigny écuyer seigneur de Landreville en partie à cause de demoiselle Philippe ma femme, fille feu messire Jehan de Landreville jadis chevalier… etc.… etc. ». Ce qui laisse penser que ces terres étaient partagées… entre Grandpré et Landreville.

Au XVe siècle, Jean III de Grandpré, autre fils de Edouard I, a continué de servir le roi de France et le Duc de Bar. Malheureusement il est tué à la bataille d’Azincourt le 25 Octobre 1415, son fils unique, Louis de Grandpré, est alors placé sous la tutelle de son oncle Edouard II de Grandpré. La coopération et les services que Edouard II rendit au Duc Robert de Bar furent très utiles et grâce à eux il devient le protégé du cardinal Louis, le nouveau Duc de Bar et fils de Robert, qui lui redonna ses titres par lettre du 26 octobre 1417. Le Cardinal lui propose aussi d’épouser Mahaud de Rubempré qu’il marie en 1417. Cette restitution, et celle de tous les titres qui s’y trouvaient attachés, parait nécessairement avoir eu lieu, puisque Edouard II, à cette époque, est qualifié Comte de Grandpré et seigneur d’Imécourt, d’Escry, de Saint-Georges, de Cornay, de Quatre Champs et d’autres lieux.

Il est toujours Comte de Grandpré dans une procuration qu’il donne à sa femme le 29 mars 1450 mais la famille ne sera plus en possession de Landres qui passe aux Issenart avec Geoffroy Issenart à partir de 1498. La protection du Cardinal aux Grandpré n’empêchera pas les Anglo-Bourguignons de mettre le siège devant Grandpré en 1429 et de la piller. Heureusement, en 1435, le traité d’Arras, conclu entre Charles VII et le duc de Bourgogne Philippe Le Bon allié des Anglais, ramenait une certaine tranquillité à la Champagne, mais Louis de Grandpré (neveu d’Edouard II) sera bien incapable de redresser la situation et mourra sans alliance en 1447. Edouard II de Grandpré, son ancien tuteur, lui succèdera alors, mais lui aussi écrasé sous le poids des dettes contractées par les guerres, sera contraint de vendre le Comté de Grandpré jusqu’au dernier « are » le 26 Juin 1462 à Quentin le Bouteillier de Châlons et à sa sœur demoiselle de Vésigneule, veuve de maître Pierre Tarquet, bailli de Reims. Edouard II mourut sans postérité.

Le Château et les terres de Landreville sont alors acquises, au début du XVe siècle, par les Chenery. Jehan de Chenery, seigneur de Wallemont, partagera ensuite l’héritage de leur père Louis et de leur mère Nicole d’Argiers avec son frère Ferry, le 13 novembre 1454 (cet héritage comprenait le fief de Chennery et la seigneurie de Landreville). Ferry de Chennery aura deux filles: Armanga qui épousera Nicolas de Villers, Seigneur de Sy, et Mariette qui épousera d’abord Jean de Pavant puis Louis de Noirefontaine avec qui elle aura une fille, Claude de Noirefontaine, laquelle héritera de la seigneurie de Landreville. Cette dernière épousera ensuite François de Beauvais qui devient donc à son tour seigneur de Landreville avant de se remarier avec Lucie de Chamissot (fille de Nicolas de Chamissot), dame d’Andevanne et de Villosnes, avec qui il aura une fille: Guillemette de Beauvais.

– Au XVIe siècle, Guillemette de Beauvais, hĂ©ritière de la seigneurie et du Château de Landreville et de celle d’Andevanne en partie, Ă©pouse le 15 juin 1563 par contrat passĂ© devant Charlot et Lallemant (notaires royaux da la prĂ©vĂ´tĂ© de Sainte-Menehould Ă  la rĂ©sidence de Landreville et d’Andevanne), Pierre de Maillart, Baron de Landres (un voisin donc), par ailleurs seigneur de Sommerance, Cornay, FlĂ©ville, Boureuille, Faignon, Bois Maillart, Saint Marcel les Clavy, Svry les Buzancy, de Gruyères, de la Forge Maillart, de Sivry-lès-Buzancy et en partie de MĂ©zières sur Meuse.  Pierre de Maillart, un des sept fils de Gratien de Maillart, est issu d’une Grande famille d’origine Belge de la fin du Xe siècle. Son ancĂŞtre Jean (Coley) Colin, Ă©tait dit le Grand Maillart parce qu’il prĂ©fĂ©rait comme arme la massue. SurnommĂ© aussi le gĂ©ant Hutois (un colosse de six pieds et demi), il Ă©tait gentilhomme du comtĂ© de Huy au pays de Liège vers 985. Il se distingua ensuite par sa vaillance au service de l’évĂŞque de Liège, Notger, qui le fit chevalier après sa victoire en la bataille de Wanze en 988, favorisa son mariage avec la fille d’Arnud de Selle, le dota d’une pension de 1000 florins, et enfin lui donna pour armoirie un Ă©cu d’argent sur un champ d’azur qui Ă©tait celles des anciens comtes de Huy. Puis Colin perdit la vue (les deux yeux crevĂ©s lors d’un combat livrĂ© contre les Frisons en 1017, son infirmitĂ© serait Ă  l’origine du jeu de « Colin-Maillard » qui consiste Ă  attraper puis Ă  identifier, les yeux bandĂ©s, un partenaire de jeu). Son descendant, son fils, Henri de Maillart, chevalier banneret qui servi sous le Roi et Empereur Henri VII et Ă  qui ses exploits valurent la concession du lion naissant et de la devise : « Etiam nascendo tremendus » et commanda une compagnie de 50 lances pour Bertrand Duguesclin en Castille contre le Roi Pierre Le Cruel, dans son expĂ©dition au service du Roi Charles V en 1369. Il fĂ»t le premier, vers 1363, Ă  se fixer aux frontières de la Champagne grace Ă  la faveur du monarque. Collesson de Maillart, son, fils, lui s’installera Ă  This en 1391 et passera son domaine Ă  un de ses deux fils, Yves.

Son petit-fils, Gratien de Maillart, né en 1490 à Saint-Marcel, deviendra premier gouverneur de la reconstruite Maubert-Fontaine en 1544, seigneur de This (près de Mézières), Tournemont, Neuville-sur-This, Guignicourt, Géromont, Saint-Marcel les Clavy, Mézières en partie, La Grève, Douilly, La Fosse, La Vallée de Magne et d’autres lieux environnants et devient aussi par sa femme seigneur de Landres, Cornay, Fléville, Sommerance, Vienne la Ville, Sivry les Buzancy, Champigneulle, Bayonville et autres lieux. Homme d’armes des compagnies d’ordonnances du Roi François 1er sous le Duc de Guise, Gouverneur du Château de Wastphal, puis gouverneur du Château de Warcq. Il épousera Thierette d’Isnard (Issenart), dame de Landres, le 27 septembre 1517 devant Sieur Le Bossux, notaire royal du Vermendois résidant au bourg d’Attigny.

Thierrette est la fille de Geoffroy d’Issenart (décédé en 1542, écuyer et propriétaire à cet époque, vers 1538, de la seigneurie de Landres puis seigneur de Baldranges, Boureuilles, Sivry-les-Buzancy, Sommerance, et autres lieux) et de Béatrix de Grandpré (fille de Gobert II de Grandpré, comte de Grandpré, seigneur de Cornay, Fléville, Marcq, Fléville et autres lieux et de Claude du Bois-Roucy). C’est ce même Geoffroy Issenart qui aura tant de disputes à cause des héritages et partages avec la famille de son beau-frère Henry de Pouilly par lequel il recevra Cornay comme indemnités pour le meurtre de son seul fils Guillaume Issenart, tué par son cousin Louis de Pouilly, fils d’Henry de Pouilly.

C’est donc la mère de Pierre de Maillart qui portera dans sa dote : Landres, Sivry-les-Buzancy, Cornay, Champigneulles, Sommerance, Baldrange et Boureuilles en partie.
Gratien, meurt en 1545, et sa pierre tombale ainsi que celle de son épouse sont conservées dans l’église de Saint-Marcel. C’est semble t’il le premier « de Maillart » avec son fils Pierre a avoir habité le Château de Landreville à partir de 1517 (un des dernier propriétaire qui y habitera s’appellera lui aussi Gratien !!). De ses enfants, le second, Pierre de Maillart, le premier baron qui ait habité le Château de Landres, héritera à la mort de ses frères (1569 et 1576) des seigneuries de La Forge Maillart (en ruine aujourd’hui, il n’en reste que les fondements d’une tour) et de Gruyères (le Château existe encore en partie et en bon état). Peu après son mariage avec Guillemette de Beauvais, fille de François de Beauvais écuyer, seigneur de Landreville et d’Andevanne en partie et de Lucie de Chamissot, sa deuxième femme, d’où quatre enfants, Pierre de Maillart rebâtit le Château de Landreville reçu en dot en 1567 et il l’habitera dès 1570, lequel Château, selon certaines sources, venait de brûler en 1552 – (Pendant la guerre entre le nouveau Roi de France Henri II, l’empereur Charles-Quint et sa sœur Marie d’Autriche, le général Rossem, après avoir pris Stenay et Montfaucon, pillât et brûlât cette région et tous les villages dont Landreville et Landres). La restauration du Château reprendra les idées architecturales déjà « vieillottes », comme au Château de Barbaise (1574), à Villers-Maisoncelle (1561) ou à Remilly-les-Pothées (1577). Par ailleurs, Pierre de Maillart, fidèle à la cause royale, devient d’abord homme d’armes, puis enseigne, sous-lieutenant et lieutenant dans la compagnie d’ordonnance du Prince de Joinville, puis en 1563, dans celles des 50 hommes d’armes de Joachim de Dinteville, il combattra ainsi les Ligueurs et en 1589 secouera les royalistes de Sainte-Menehould.

A sa mort en février 1610, Charles, l’aîné de ses fils (né au Château de Landreville le 15 juin 1565 et mort en 1638), hérite du Château de Landres, siège de la baronnie, il devient chevalier et baron de Landres, seigneur de La Forge, Sommerance, Cornay, Sivry, Fléville, La Vonge, La Ronchereulle, Millet et autres lieux. Il devient homme d’armes des ordonnances du Roi dans la compagnie de Joachim de Dinteville vers 1594, puis enseigne, gentilhomme ordinaire et ensuite chevalier des Ordres du Roi. Par acte du 29 mai 1601 il partage les biens de sa mère, avec François Honoré son frère, le cadet (né en 1574 et décèdé en 1611, qui devient seigneur de Landreville, auteur de la branche des barons puis comtes de Landreville) et Christophe de Moitrey, son beau-frère. Charles de Maillart se marie le 27 mai 1590 avec Louise de Beauvau, dame de Millet et autres lieux, morte en 1608, fille de feu Adoph de Beauvau, chevalier et seigneur de Rorté, Mérigny, et de Madeleine d’Espence avec laquelle il eut six enfants tous nés au Château de Landres où habitera donc la branche aînée jusqu’à la révolution. Puis il se marie une seconde foie avec Anne d’Allamont, dame de Bantheville le 2 juin 1621, décédé en 1625, sans postérité et sœur de Daniel d’Allamont, baron de Cornay, seigneur de Bantheville et Bouru. Le 2 septembre 1634, il lui est reconnu la noblesse d’ancienne extraction par l’élection de Reims sur justification de sa filiation depuis 1364. Charles de Maillart resta au Château de Landres à partir du 23 septembre 1638 où il mourut en octobre de la même année. Dans le partage du 5 septembre 1646 une partie des propriétés du Château de Landres seront héritées par Christophe de Maillart, son fils, au tirage au sort (le quatrième lot).

Petite Anecdote :

(Le 10 octobre 1591 le Roi Henri IV, de passage en Champagne pour accueillir les soldats qu’il avait fait venir d’Allemagne à Attigny et à Vandy, aurait séjourné à Bayonville et serait passé au Château de Landreville pour une visite de courtoisie avant de repartir pour Sedan ?).

La Branche des Maillart de Landres :

Au fils aîné de Charles, Christophe de Maillart (né le 11 août 1603 et mort en 1652) qui habitera au Château d’Evrehailles, succèdent Claude Charles (né au Château d’Evrehailles vers 1639 et mort le 26 juin 1699 en son Château de Landres, et inhumé dans l’église), chevalier et baron de Landres, Haneffe, Evrehailles, seigneur de Carnière, Sommerance, Fléville, Millet, Rocquigny, La Ronchereulle, de Chevrétouse, d’Ozémont, Boureuilles et autres lieux, capitaine des chevau-légers dans le régiment de Condé, il se distingua au siège de Mayence en 1689 ou il fut fait prisonnier avec son cousin le chevalier de Gruyères et conduit à Landau. Claude Charles, arrière petit fils de Charles de Maillart et de Louise de Beauvau, épouse Alcyde Margueritte Van Der Duyn à La Haye, le 15 décembre 1660. Il s’attachera surtout à rassembler les terres dispersées par les partages survenu à la mort de son grand père, Charles. Un de ses fils se fait prêtre et abbé de Boureuilles et se fait alors appelé Claude de Boureuilles et décèdera à l’age de 28 ans le 28 juillet 1686 tandis que lui succède un autre de ses huit enfants, Louis François, né au Château d’Evrehailles, comté de Namur, le 18 avril 1667, il est chevalier, baron de Landres, Haneffe, Evrehailles, seigneur de Fléville, Sommerance, Millet, Andevanne, Beaufort, Nouart, Vienne la Ville et autres lieux. Il entra d’abord au service des Etats de Hollande qu’il quitta comme capitaine de cavalerie pour passer à celui de France. Il fut aussi capitaine au régiment de Bezons-cavalerie puis capitaine réformé à la suite de son régiment de Grignon-cavalerie le 1er novembre 1684. Successivement capitaine au régiment de Clermont en 1702, il passa dans celui de Bartillat, en fut nommé major après qu’il eut pris le nom de Lenoncourt, le 31 janvier 1703, et fut créé chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 3 février 1710. Il épouse le 1er février 1707 au Château de Landreville, Madeleine de Vassinhac d’Imécourt (de la seigneurie d’Imécourt par son père Gedeon). Elle était la veuve de Claude Charles de Maillart, chevalier et seigneur de la branche de Landreville, seigneur de Gruyères, né le 21 août 1655 et demeurant au Château de Gruyères, qu’elle avait épousé par contrat du 5 décembre 1692, capitaine d’une compagnie de chevau-légers pour le service de Sa Majesté au régiment de Mgr le duc de Bourgogne et mort des suites des blessures reçues à la bataille de Hochstedt le 24 avril 1724.

Claude Charles était le fils de Claude de Maillart, chevalier et seigneur de Gruyères, y demeurant, mais aussi seigneur de Landreville, Chemery, Nouart et autres lieux et de Anne-Louise de Pouilly. Madeleine de Vassinhac, fille de Gédéon de Vassinnhac, chevalier et seigneur d’Imécourt, Aliépont, des Loges, la Hocardrie, Petite Chennery, Sivry et autres lieux, brigadier général des armées du Roi, inspecteur général de cavalerie, gouverneur de Montmédy, chevalier de Saint-Louis et de Claude de Pouilly, dame d’Inor, décède au Château de Landres le 9 octobre 1754 âgée de 82 ans et est inhumée le lendemain dans l’église. Louis François, qu’en à lui, mourut au Château de Landres le 27 février 1711 comme lieutenant-colonel du même régiment de Lenoncourt. De son mariage avec Madeleine, naquirent quatre enfants, trois fils et une fille, nés au Château de Landres, sauf l’aîné qui vit le jour à Landreville. Ce fut sous la tutelle de la veuve de Louis François que vont commencer les démêlés entre les seigneurs et les habitants de Landres. Madeleine meurt le 9 octobre 1754 et est inhumée le lendemain en l’église paroissiale de Landres. Il reste un inventaire détaillé du Château de Landres fait par les curateurs après sa mort où l’on parle aussi de sa femme de charge Catherine Ponsignon et du vallet de M. d’Ozémont Monsieur Champagne. Le successeur à Landres est son troisième fils Louis Charles, né le 26 décembre 1709, chevalier et baron de Landres, seigneur de nombreuses terres et qui épouse sa voisine d’Imécourt Anne Scholastique de Vassinhac d’Imécourt le 21 février 1739. En premier lieu il habite dans le Château d’Imécourt où naissent ses quatre premiers enfants puis habite le Château de Landres à partir de 1748 où il y fait construire une chapelle dans les dépendances du Château en janvier 1762.

Elle est bénie par le curé de Landres et doyen rural de Grandpré Pierre Raux et consentie par l’évèque de Cydon Henry-Hachette des Portes, le tout pour permettre à sa femme, madame d’Imécourt, infirme, de pouvoir participer à la messe sans trop se déplacer. Seul les proches parents des Maillart étaient autorisés par l’église d’assister à la messe, les autres occupents du Château devant aller assister à la messe paroissiale pour ne pas dégarnir l’église de ses disciples. Le mobiler du Château de Landres, à cause des désaccords des héritiers des deux lits, seront vendus entre décembre 1754 e janvier 1755 pour un total de 8502 livres 16 sols et 6 deniers.

– Au XVIIe siècle, François HonorĂ©, frère cadet de Charles qui assurera la descendance de la branche de Landres et fils de Pierre de Maillart et de Guillemette de Beauvais, il devient lui Baron et seigneur de Landreville en continuant sa descendance, mais hĂ©rite aussi de la seigneurie de Gruyères ( Ă  moitiĂ© avec son frère Charles le 10 dĂ©cembre 1607) et de Sivry-lès-Buzancy. NĂ© en 1574 et dĂ©cĂ©dè le 18 janvier 1611, il Ă©pouse en 1600 Louise de Saint-Blaise nĂ©e vers 1580, fille de Claude de Saint-Blaise de Brugny et de Sarra de Susanne de Cardaillac. De leurs cinqs enfants, leur fils Claude (1605/1672) leur succèdera Ă  la seigneurie de Landreville, Gruyères, Chennery, Nouart (en partie achetĂ©e Ă  Jacques de Saint-Blaise et se trouve co-seigneur avec le comte de Vianges-Cussigny) et de Gruyères (oĂą il rĂ©sidera jusqu’au moins en 1672 mais revient Ă  Landreville jusqu’avant sa mort). Il se mariera deux fois et aura 10 enfants. Ses propriĂ©tĂ©s et celle de sa première femme Ă  Landres seront vendues le 7 aout 1663 Ă  Claude Charles de Maillart moyennant 8.000 livres tournois. La taque de sa famille avec les armoiries Ă©cartelĂ©es est actuellement dans le Château de Gruyères.

En première noce il épousa Anne Louise de Pouilly en 1645 (née vers 1624, fille de Frédéric de Pouilly et de Lucie de Maillart) et en deuxième noce Thérèse de la Cailleterre (née vers 1630) dont leur fils Claude Charles, né vers 1660, héritera de la seigneurie de Landreville, Chennery, de Nouart en partie et d’autres lieux. Mestre de camp de cavalerie au régiment de Bourgogne, il décédera le 20 septembre 1703 à la bataille de Hochstedt. Il avait épousé Madeleine de Vassinhac d’Imécourt, dame de Landres, née vers 1680 et décédée le 9 octobre 1754 (fille de Gédéon de Vassinhac et de Claude de Pouilly). Ils ont une femme de chambre au Chateau de landreville qui s’appelait Margueritte Jacob. Ils eurent trois enfants avant la mort de Claude Charles et le remarriage de madeleine avec un autre de Maillart, Louis François le 1 février 1707, dont Claude François qui continuera la hierarchie des Maillart de Landreville.

Quelques meurs :

Le 19 juin 1655 le chapitre de Notre-Dame de Reims par un bail met aux enchères « les dimes de Landres, Saint-Georges, ImĂ©court, Remonville, Chennery, Landreville, Champigneules, Bar-soubs-Buzancy et Sivry pour une pĂ©riode de trois ans sur une mise Ă  prix de 210 livres tournois ». L’adjudication fut faite sur la chiffre de 710 livres tournois. Un autre bail pour une pĂ©riode de 6 ans sera mise Ă  prix le 26 juin 1666 pour 400 livres tournois et adjugĂ© au prix de 760 livres tournois. Du temps de Claude-Charles de Maillart, la nomination des Pauliers ( celui qui lève les gerbes pour la dime, nom qui dĂ©rive du « pau » c’est-Ă -dire le baton ferrĂ© dont il se sert habituellement) a lieu le dimanche par devant le mayeur en la justice, près de l’église, Ă  la sortie de la grand’messe. Le 17 juillet 1672, François Alexandre, Jean Daulet le jeune et  Jean Putyot y comparaissent en prĂ©sence du mayeur Louis Ruppin et en font serment.

– Au XVIIIe siècle, Claude François, nĂ© Ă  Inor le 24 juin 1694 (ou le 23 juillet 1696 d’après le baron de Woelmont), marquis de Landreville, seigneur de Sivry-les-Buzancy, de Villefranche, de Chennery, de Nouart, d’Andevanne, de Launois, de Cierges et vicomte de Mont-Saint-Martin par son deuxième mariage. Claude François, le personnage le plus illustre de la famille « de Maillart » de Landreville, est celui qui habitera le plus longtemps le Château, fera un très belle carrière militaire : il est volontaire au rĂ©giment de Chepy en 1708, capitaine de cavalerie au rĂ©giment de LĂ©noncourt le 3 mars 1711 puis major le 24 avril 1722, exempt des Gardes du Corps le 1er avril 1729, rang de cavalerie le 22 dĂ©cembre 1731, aide-major de sa compagnie le 4 aoĂ»t 1743, brigadier par brevet  des armĂ©es du Roi ( 2 mai et juin 1744, Gazette du 13), enseigne de sa compagnie le 16 janvier 1747, marĂ©chal de camp (1 janvier 1748, Gazette du 6), lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es du roi (1 mai 1758, Gazette du 13), second lieutenant de la Cie du Roi (1760), chevalier de l’ordre de St Louis depuis 1715, premier gentilhomme de la chambre de Stanislas de Lezcinski le 6 octobre 1760 (1677–1766, roi de Pologne dĂ©chu, duc de Lorraine et de Bar, beau-père de Louis XV et installĂ© Ă  LunĂ©ville par ce dernier – Le traitĂ© de Paix signĂ© Ă  Vienne en 1738 permit Ă  la France, après la mort de Stanislas 1er en 1766, de rĂ©unir au royaume la Lorraine et le duchĂ© de Bar qui Ă  partir de cette date n’ont plus cessĂ© d’en faire partie). HonorĂ© du titre de Marquis de Landreville et du grand cordon rouge par le Roi Louis XV après les campagnes de 1761 (dès 1739 il rĂ©sidait au Château de Landreville). Il quitta les Gardes du Corps du Roi en mai 1762, il y avait servi comme aide-major, chef et lieutenant de brigade de la 3e compagnie Française et fut promu Grand Croix de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis après les campagnes de 1761 et 1762 dans lesquelles il se distingua. Claude François de Maillart fit campagne de 1708 Ă  1710 Ă  l’armĂ©e du Rhin et de 1711 Ă  1712, en Flandre en 1713, en Allemagne en 1719, en Espagne en 1734, en Allemagne en 1744, en Flandre et Allemagne entre 1745 et 1747 et de nouveau en 1761. Il avait Ă©pousĂ© en premières noces Ă  Metz, paroisse Saint Simplice, le 24 Avril 1724 Marie AngĂ©lique de Ravaulx, nĂ©e le 20 novembre 1694, fille de Roland Ravaulx, avocat puis conseiller au Parlement de Metz, chevalier seigneur de Launois et de Marie Boudier, veuve en premières noces de Louis de Flavigny, Ă©cuyer, sieur de Malleroy, capitaine au rĂ©giment du Maine. A leur mariage Ă©taient prĂ©sents : Jean Charles Bernard de Maillart, Claude de Maillart d’Hozemont (en Belgique), Nicolas de Beauvais (lieutenant colonel au rĂ©giment de cavalerie de Peire, seigneur d’Autruche, St. Pierremont et Fontenoy), Benjamin de Flavigny (capitaine au rĂ©giment de Normandie), Louis de Flavigny (seigneur de Malleroy), tous proches parents des Ă©poux.  Claude François est parrain d’une cloche de l’église d’ImĂ©court en 1731 mais qui sera brisĂ© en 1876. L’inscription disait : «  Claude François de Maillart, chevalier seigneur de Landreville, Launoy et autres lieux, mestre de camp de cavalerie, exempt des gardes du Corps du Roi, chevalier de Saint-Louis ». (voir Dr. H. Vincent « inscriptions anciennes de l’arrondissement de Vouziers », article ImĂ©court).

Le même Claude François faisait construire une chapelle au Château de Landreville, bénie sous l’invocation de l’Assomption de la Vierge et visitée par Nicolas Guyot, doyen de Grandpré, le 18 Juillet 1743, en présence de Jean Baptiste de Maillart, fils aîné de Claude François et de sa mère Marie Angélique de Ravaux et de Madeleine de Vassinhac sa grand-mère. Il semble que cette chapelle ne sera plus utilisée dès 1774 et disparaîtra. Le plan Naudin qui date de 1738 « carte particulière du cours et des environs de la Meuse depuis Saint-Michel jusqu’à une demi lieue au-dessus de Dun » représente le Château et ses alentours à cette époque, on peut y retrouver à peu de chose près, le Château et ses douves en eaux vives  sous sa forme actuelle.

Quant Ă  Claude François son portrait sera peint par le grand Nicolas de Largillierre vers 1725-1735 et Stanislas Lezcinski lui fera hommage  d’une sculpture en bois qui se trouve dans l’entrĂ©e du Château.  Après lui avoir donnĂ© bien sept enfants, sa femme, Marie AngĂ©lique de Ravaulx, meurt et Claude François Ă©pouse alors Ă  Olizy (Ardennes) le 22 janvier 1753 en prĂ©sence notamment du vicomte de Joyeuse, Marguerite Claude de Graffeuil âgĂ©e de 38 ans (fille de feu Claude Antoine de Graffeuil, chevalier seigneur et vicomte de Mont-Saint-Martin et autres lieu et de Barbe AngĂ©lique de Ravaux de la paroisse de Chennery. Au bas de cet acte de mariage, Claude François de Maillart signera comme « Landreville ». De ce nouveau mariage il aura trois autres enfants. Ils seront les parrain et marraine de la cloche de Cièrges (disparue) le 7 septembre 1758. Claude François dĂ©cède au Château de Landreville le 11 juin 1766 (selon la Gazette de France du 20 Juin) oĂą le 11 juin 1768 (d’après Pinard). Il cède après sa mort Ă  ses enfants, par acte passĂ© devant Vannin, notaire de Paris, le 10 novembre 1766, les terres et seigneurie de Landreville pour la somme de 105.000 livres, et ils en prirent possession le 12 novembre 1767 par son fils aĂ®nĂ© Jean-Baptiste, vicomte de Landreville et mestre de camp, lequel les vendra Ă  son tour la mĂŞme annĂ©e Ă  son frère, co-hĂ©ritier, pour les mĂŞmes 105.000 livres. Il s’agit de Innocent Hector (comte de Landreville, nĂ© le 23 mars 1737 et dĂ©cĂ©dĂ© le 3 juillet 1783) est alors seigneur de Wagnon et d’Andevanne en partie, et Ă  partir de 1774 de Neuvizy et BĂ©lestre en partie, mestre de camp de dragons, ancien chambellan de feu du Roi de Pologne et le 1 mars 1780, chef de la 4ème brigade de ses gardes du corps. Chevalier de Saint-Louis et aussi seigneur de Remelfang, Molling, etc. (en Lorraine allemande). PrĂ©sentĂ© le 13 novembre 1774 Ă  Fontainebleau, au Roi, Ă  la Reine, et Ă  la famille royale, il a l’honneur de monter dans leur carrosse et de chasser avec S.M. Ses qualitĂ©s de « Chevalier » seront confirmĂ©es par arrĂŞt de la Chambre des Comptes du 24 fĂ©vrier 1777 après justification de 11 degrĂ©s de noblesse. Il Ă©pouse le 16 mai 1762 Magdeleine Arnoult de PrĂ©mont nĂ©e vers 1740 , ils auront cinq enfants: Anne Judith, Jacques Innocent, Stanislas, Charles (ou Claude) François Jacques et Charles Louis Hector. Innocent Hector, qui habitait Landreville, s’intĂ©ressera surtout Ă  son domaine de Wagnon, et ayant quelques rentes Ă  rembourser, revendra le Château de Landreville, le colombier, jardin, cour et basse cour, 177 arpents et demi de terres labourables (un arpent correspondant Ă  l’époque Ă  peu prĂŞt Ă  ½ hectare dans la rĂ©gion des Ardennes) plus les mouvances de Villemonbry et Grandeau avec leurs dĂ©pendances le 20 mars 1773 pour 152.000 livres Ă  son cousin germain de Landres, CĂ©sar Hector de Maillart qui venait de se marier et vint habiter Nancy, puis Paris. Il possèdera le Château  jusqu’à la rĂ©volution, au mĂŞme titre que les seigneuries de Châtillon, Andevanne, Sommerance et Nouart.

Né le 5 octobre 1741 au Château d’Imécourt, César Hector de Maillart est le petit-fils de Louis François de Maillart et fils aîné de Louis Charles de Maillart (chevalier et baron de Landres, Haneffe, Evrehailles, seigneur de Sommerance, Andevanne, Beaufort, Vienne-la-ville, Nouart, Carnière, capitaine au régiment de Champagne-infanterie, qui après avoir habité Landres, se retirera en 1773 à la Malmaison, près d’Harricourt) et de Marie Anne Scholastique de Vassinhac d’Imécourt (fille de Cézar Hector de Vassinhac de la Loge-Imécourt et d’Innocente Henriette de Sercey). César Hector, chevalier, sera le dernier baron de Landres (seigneurie et droits que son père lui cèdera dès 1773), Haneffe, Evrehailles et seigneur de Sommerance, Andevanne, Beaufort, Vienne-la-Ville, Nouart, et épousera à Paris, par contrat du 21 juillet 1772, Marie-Jeanne Couturier de Fournoue, décédée à Paris le 19 avril 1811, fille unique d’Antoine Olivier François Couturier de Fournoue (conseiller d’Etat parisien, trésorier de la Gendarmerie de France, chevalier et seigneur de Fournoue, Sommerandes, Le Saillant, Murat et autres lieux, demeurant en la ville de Guéret, capitale de la Haute-Marche, paroisse de Saint Pierre et Saint-Paul) et de Marie Jacqueline Huart (fille de Nicolas Huart, ancien avocat au Parlement, chancelier du duché de Bouillon et membre du conseil de S.A.S. Mgr le Prince de Condé).

César Hector devient d’abord enseigne au régiment de Champagne en 1756, puis lieutenant au régiment de Champagne en 1757, capitaine de dragons au régiment de Nicolai le 1er février 1763, au régiment de Lassaus-dragons le 3 octobre 1771 et chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis le 6 octobre 1781.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, une ordonnance prescrivait aux filles non mariées qui devenaient enceintes de le notifier aux autorités locales dès qu’elles ne pouvaient plus douter de leur grossesse. Cette coutume, en certain pays a même survécu jusqu’à une époque plus proche : sans être une pratique courante, elle était encore en usage dans certains villages du Berry, au début du XXe siècle. Un fait de ce genre se rapporte à César Hector : déclaration faite le 20 novembre 1772, par Marie Geoffroy « enceinte de Bertrand Delacroix, garçon domestique au service de Mre César Hector de Maillart, chevalier, baron de Landre, capitaine au régiment de Lassau, demeurant audit Château de Landre ; en conséquence il est enjoint à ladite Geoffroy de veiller à la conservation de son fruit sous les peines des édits, arrêts, et règlements ».

Avant son mariage César Hector habitait ordinairement ses terres de Evrehailles (de propriété des Maillart de 1638 à 1790), mais il n’en faisait pas moins de fréquents séjours au Château de Landres à partir de 1770, puisque les registres paroissiaux font mention de la naissance de deux de ses enfants, Cézar Louis Marie, né le 17 mars 1786 et Marie Antoinette Victoire Scholastique, née le 8 mars 1790, presque tous moururent en bas age. D’ailleurs tout porte à croire que, à cette époque, le Château de Landres, présentait un tel état d’abandon qu’il était devenu inhabitable. En effet, sept ans auparavant, César Hector écrivait au comte de Landreville Hector Innocent : « Mon Château est dans un tel état d’abandon qu’il est impossible d’y loger… mon fils s’en contentera s’il le veut et s’y logera comme il pourra… ». L’acquisition de Landreville en est la preuve même s’il continuera à habiter aussi bien Landreville que Landres, que l’hivers à Paris. Deux autres enfants sont nés eux à Landreville : Victoire (1793/1804) et Edouard Guy Joseph Elisabeth (1797/1871). De même, son cousin Jean-Baptiste de Maillart, vicomte de Landreville, seigneur de Launois et de Signy-le-Petit, y résidera souvent. En 1787, le garde-chasse et un des « Paulier» de Cesar Hector était Hubert Lejeune. En 1789 (18 juillet), un désaccord survient entre César Hector et le curé Nicolas Poulain, au sujet de deux de leurs candidats respectifs pour la place de « Paulier Pitoyeur », Hubert Lejeune et Lambert Rossignon, accusés d’avoir récoltés les meilleures gerbes pour leur respectif patron. Pour cela ils seront changés avec duex autres. M. de Maillart proposant Nicolas Rossignon le jeune, dit Doudoux, maçon, et le curé André Chenet, cordonnier, qui sont aussitôt reçus et nommés pauliers. Il semble qu’une partie des troupes Prussiennes de Brunswick séjournera au Château de Landreville quelques nuits, en septembre 1792, et le Château de Landres sera pillé et mise à sac par les même soldats avant de partir pour la célèbre bataille de Valmy. A cette époque le Château de Landreville, comme celui de Landres, est plus ou moins abandonné à lui-même. Dans les impositions patriotiques il doit payer 1963 livres et 15 sols pour Landres, 1002 livres 19 sols 3 deniers pour Sommerance et 1434 livres 3 sols pour Landreville et Chennery tandis que lui habitera souvent à Paris pendant les longs hivers.

Lors de la révolution, César Hector de Maillart aura les plus grandes difficultés à se soustraire aux requêtes des gens de Landres et villes voisines qu’ils le veulent absolument à leur tête pour combattre l’armée Autrichienne qui semblaient être, selon certaines rumeurs, entrés dans le royaume jusqu’à Stenay pour venir au secours du Roi (les mêmes paysans avec lesquels il avait entrepris à partir de 1785 de nombreuses et interminables querelles judiciaires appelées « Procès des bois de Landres », selon une vieille transaction survenue le 21 septembre 1529 entre le seigneur de l’époque Geoffroy Issenart et les habitants de Landres, et qui dureront plus de 30 ans).

Pour cela il sera contraint, presque comme otage en qualité d’ancien capitaine de dragons, en août 1790, de conduire plusieurs milliers d’individus, munis des armes les plus hétéroclites, devant les portes de Stenay. On nous dit que sur la route de Stenay, il a tenté de s’enfuir, soit dans les bois de Barricourt, soit dans la plaine de Beauclair, en soudoyant les plus proches de deux qu’il commandait tout  en étant leur prisonnier. Mais à Stenay, aucune trace d’Autrichien, et il semble ensuite que cette équipe se disperse sauf César Hector qui en profite pour s’éclipser dans son carrosse et rejoindre en premier lieu la Belgique à Evrehaille où il se trouve le 25 septembre 1790 et finalement à Munster en Allemagne où il rejoindra les troupes du Conte d’Artois (lequel s’en souviendra quant il montera sur le trône de France, après Louis XVIII).

Pendant ce temps, La femme de César Hector, Marie-Jeanne, résidait à Paris en 1791 auprès de sa mère (faubourg Poissonnière) puis la baronne rejoindra son mari à Munster pendant toute la tourmente révolutionnaire.

En attendant les propriétés des émigrés, dont le Château et les nombreuses terres de Landreville sont saisies par les révolutionnaires et déclarées « biens nationaux » suite à un décret voté par la Convention le 1er février 1794, lequel ordonne aux administrations locales, la démolition de tous les symboles nobiliaires de l’ancien régime (Châteaux, douves, pigeonniers, blasons, emblèmes, devise, etc.).

Le Château de Landreville, avec son jardin (100 verges) et les écuries, est alors adjugé aux enchères à la bougie, le 17 Germinal An 3 (6 Avril 1795), à Jean-Baptiste Lambert Lombard né le 30 mai 1749, maître des forges de Fléville et de Chéhéry pour 7.100 livres (soit la valeur, à l’époque, d’une paire de Boeufs), vente faite sous réserve d’abattre trois des quatre tours (seule la tour Ouest avec l’escalier interne pouvant rester), de combler les douves ou de les dessécher, les pierres récupérées devant servir à réparer les routes de Buzancy à Stenay.

Ă  suivre….





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