Home ~ Présentation ~

Curiosités & Légendes

Curiosités & Légendes

Curiosités & Légendes:

  • Jeu de « Colin-Maillard »:

Tapisserie du XVIIIe d’Aubusson dans le Boudoir du Château de Landreville représentant le jeux de Colin-Maillard

Qui est Colin Maillart, maçon, chevalier et géant légendaire?
Cela se passait, il y a fort longtemps, à la jonction des Xe  et XIe siècles. Au moment d’ailleurs où le Comté de Huy (en Belgique), créé en 942, fut intégré à la Principauté de Liège en, 985. Si Johan Colin Maillart (Joannem Colley dictum Malhars ou Maillars) était déjà célèbre par son origine noble, c’est surtout sa haute stature, plus de dix pieds de haut, sa vaillance et sa force physique qui lui valurent sa belle réputation. Il était le plus opulent de tout le comté de Huy. Né d’un grand-père, prêteur sur gages et riche, et d’un père, chevalier renommé mais pauvre, Johan dut travailler pour vivre et se fit maçon et manouvrier du comté de Huy au prince de Liège. Ainsi, Johan Coley apparaissait comme victime d’un destin qu’un vieux proverbe « l’argent mal acquis ne peut parvenir à l’héritier de la troisième génération ». Ce n’est qu’en 998 que l’heure de gloire du héros arriva. Le comte Lambert de Louvain voulant annexer le Comté de Huy à ses terres, porta la guerre aux murs de Huy. La terrible bataille en était là quand Johan Coley, occupé à démolir un mur à Tihange du revenir à Huy, en fouarge, pour faire retremper son marteau d’acier. Apprenant l’engagement des Hutois en Leumont (à Wanze), il décida de les rejoindre immédiatement. Uniquement armé de son marteau de maçon, aucune armure ne parvenant  à couvrir sa corpulence, ni même celle d’un mort trouvée sur le champs de bataille, il s’élança à cheval dans la mêlée muni seulement de sa massue de travail (un espèce de maillet ou massue d’acier mesurant une dizaine de pieds de long, version fantastique d’un modeste outil de sa profession aux origines fort peu aristocratiques mais très efficaces). Il frappait à gauche, à droite, devant, derrière lui avec une telle violence et une telle adresse que les moulinets de son marteau d’acier abattaient tous les ennemis rencontrés et faisaient le vide autour de lui. La bataille fit  rage, jusqu’à la nuit et tous les guerriers fuyaient le maillet de Johan Colin en criant : « Que Dieu me secoure, que ce Maillart est fort ». Il devint bientôt la terreur des ennemis, le comte Lambert lui-même tenta de l’attaquer, mais le terrible marteau s’abattit sur le destrier et obligea le comte, blessé, à se faire emporter sous sa tente. Laissant sur le terrain 20.000 morts, alors que les Liégeois n’en perdirent que 1000, le Comte de Louvain donna l’ordre à son armée de battre en retraite car il ne pouvait rien contre « li grans dyable decheneit de malhars », ses reliques ayant même perdu leur pouvoir et vertu, puisque lui-même avait été plusieurs fois en grand danger. La retraite ramena les vaincus à Louvain où les Liégeois les poursuivirent afin de reprendre tout le territoire Hesbignon envahi. Le Comte Lambert dut alors se résigner à demander la paix. Il fit appel au roi de France pour l’obtenir et se réconcilier avec les Liégeois. Après la victoire, de 998, le prince-évêque Notger reconnut qu’elle avait été acquise grâce aux Hutois et plus particulièrement au valeureux Johan Colin.  Le prince Notger vint à Huy et séjourna un mois en compagnie du Roi de France et de toute la noblesse Liégeoise. Au milieu des fêtes quotidiennes, quelques seigneurs Hutois lui demandèrent de récompenser le Héro de Leumont au marteau d’acier qui s’était acquit la plus grande renommée à Huy. Le prince reconnut qu’il devait la victoire de Leumont à Johan Coley ; gentil, honorable, preux, hardi aux armes et le jugea digne du titre de chevalier. Le Roi de France, Robert II, y consentit et c’est lui-même qui le nomme sur le champ chevalier, en 999, en procédant à la cérémonie de l’adoubement du vigoureux champion et en ajoutant à ses nom et prénom, le surnom de « Maillard » (Malhars) en souvenir de l’usage qu’il avait fait de son marteau d’acier. De plus, Coley reçu de Notger une pension de 1000 florins et favorisa son mariage avec la fille du chevalier Arnoult de Selle, Jeanne. De même il reçoit ses armes de noble chevalier qui sont celles de l’ancien Comté de Huy, «d’argent à cinq fasces d’azur». Par la suite, et toujours au service de Notger et de la Principauté, Johan Colin Maillart s’illustra encore dans les batailles de Hougaerde (Hougarde) en 1005 et de Florennes contre les Frisons en aout 1017. Mais au cours de cette dernière, Jean Colin fut gravement blessé à la tête et en devint aveugle, (il semblerait qu’il eu les deux yeux crevés) mais il était si ardent, qu’il ne voulut pour cela quitter la partie et guidé par ses deux écuyers (car il était alors devenu chevalier), il ne cessa de se battre et de frapper devant lui tant que dura la bataille qui s’était engagée. Mais ce qui l’empêcha évidemment de continuer ses exploits de guerrier . C’est à la suite de ces événements que Colin Maillart a donné son nom au jeu célèbre, et universellement connu, de l’enfant aux yeux bandés, que nos aïeux inventèrent il y a environ huit siècles.

La légende du géant Johan Colley Mailars, héros Hutois, entre dans l’histoire liégeoise seulement au XIVème siècle ; grâce au chroniqueur liégeois, Jean d’Outre-Meuse, chroniqueur liégeois, qui la nous raconte, dans sa « Geste de Liège », légende historique également reprise en 1641 par Laurent Mélart dans « l’Histoire de la Ville et du Chasteau de Huy… ».
La famille Maillart, descendants du géant de Huy, à partir du XIVe siècle,  sont venus vivre en France et en particulier au Château de Landreville.
Son visage aux yeux crevés est représenté sur une sculpture en pierre du portrait du valeureux guerrier Johan Coley Maillard dit « le Grand Maillard » et de sa femme Jeanne de Seille réalisée sur une des cheminées monumentales de l’ancien Château de Landreville, demeure française de sa famille après qu’elle eût quitté la Belgique vers 1350 , d’où la filiale des Maillart de Landreville.- Bibliographie :
« La légende de Johan Coley Malhars » par Fernand Discry -Huy, 1960
« Histoire de la Ville et du Chasteau de Huy… » L. Mélart – 1641

Jean Coley dit Le Grand Maillart sur Cheminée Chambre Prestige

Poésie : COLIN-MAILLARD par Florian
Près d’un bois, le soir, à l’écart,
Dans une superbe prairie,
Des lapins s’amusaient sur l’herbette fleurie
A jouer au colin-maillard.
Des lapins ! direz-vous; la chose est impossible!
Rien n’est plus vrai pourtant : une feuille flexible
Sur les yeux de l’un d’eux en bandeau s’appliquait,
Et puis sous le cou se nouait ;
Un instant en faisait l’affaire.
Celui que le bandeau privait de la lumière
Se plaçait au milieu; les autres alentour
Riaient, sautaient, faisaient merveilles,
S’éloignaient, venaient tour à tour
Tirer sa queue ou ses oreilles.
Le pauvre aveugle alors , se retournant soudain,
Sans craindre pot au noir jette au hasard la patte.
Mais la troupe échappe à la hâte,
II ne prend que du vent : il se tourmente en vain
II y sera jusqu’à demain.- Le jeux de Colin-Maillard (Mosca Ceca, en Italie): A cette gracieuse description que nous empruntons encore à Florian, ajoutons quelques détails qui manquent à son récit.
Au moment où on a bandé les yeux du colin- maillard , on le fait tourner deux ou trois fois sur lui-même, afin de le désorienter. L’exclamation
gare au pot au noir ! est un avertissement que l’on donne à l’aveugle quand il risque de se heurter contre quelque chose. On peut également crier casse-cou ! 

a- Colin-maillard assis et à la baguette :
Il y a deux manières de le jouer.
Dans l’une, la jeune fille qui a les yeux bandés est assise au milieu de la chambre, et elle tient le bout d’un bâton que chacune des autres vient saisir par l’autre bout en faisant quelque bruit, soit un petit cri, soit un éclat de rire ou un miaulement, en déguisant sa voix pour n’être pas reconnue. Le colin-maillard nomme chaque fois une personne, et, s’il a deviné, il cède la place à celle qui s’est trahie. L’autre manière ne diffère qu’en ce que le colin-maillard seul est debout ; les autres sont assis. Il tient également un bâton ou un mouchoir et en dirige le bout vers les joueurs assis en inventant de petits cris bizarres. Celui qu’il touche est obligé de saisir le bâton et de répéter les bruits comme nous l’avons expliqué plus haut. On joue un autre colin-maillard, où celui qui a les yeux bandés doit s’asseoir sur un des joueurs, et le nommer sans le toucher; mais, outre que ce jeu est assez peu convenable, il n’offre aussi que peu d’intérêt.
b- Colin-maillard à la silhouette :
On ne peut y jouer qu’à la lumière. On place quelqu’un dans l’enfoncement d’une fenêtre. On tire le rideau devant lui, et on le tend comme si on voulait faire voir la lanterne magique. A une certaine distance du rideau, on met une table et toutes les lumières dessus. Chacun passe à son tour entre le rideau et la table, en faisant des gestes ou des grimaces qui le rendent méconnaissable. On s’affuble aussi de vêtements d’emprunt, de manière à changer toute son apparence, et il faut que la personne qui est derrière le rideau devine quelle est celle qui a passé (1).

  1. On appelle silhouette ces figures que l’on découpe en papier,
    en copiant le profil de- l’ombre d’une personne, et qui furent
    beaucoup à la mode sous le règne de Louis XV. Ce talent de
    découper s’est à peu près perdu; mais nos jeunes filles peuvent
    essayer de le retrouver, si elles ont un peu l’habitude du dessin.
    Ce procédé reçut son nom de M. Silhouette, contrôleur général-
    e on parce qu’il en lut l’inventeur, mais parce qu’une sorte da
    célébrité s’était attachée à lui pour avoir créé un système financier
    qui eut d’abord des résultats avantageux pour le pays, et
    plus tard, des conséquences funestes.

– Etymologie :

Maillard dérive de maille « petite monnaie » et aurait le sens de « Liardeur ».
Maillart dérive aussi de maillet, massue, marteau.

  • La « Dame Blanche »:

    Grand Salon Louis XIII – Sculture Portrait de la « Dame Blanche »

     

  • Le trésor de Sainte Scholastique:

    Sainte Scholastique, sœur de Saint Benoît (480-543)

  • Les ronds de sorcière:

    « Rond de Sorcière » dans les bois du domaine de Landreville


  • Chartrier des Landreville:





Château de Landreville / 08240 Bayonville & Chennery (Champagne - Ardenne) – France | Tél.: +33(0)324300079
E-mail: info@chateaudelandreville.com / Coordonnées GPS: 49°23'26.52” N – 04°59'59.21” E
Eurl Food For Fantasy - Siret: 794 993 451 00010 – NAF: 9329Z – TVA: FR43794993451
Copyright © 2013 - All rights reserved.